Depuis son avènement, la radiothérapie connaît une concentration de progrès.
Définie comme étant une méthode de traitement locorégional des cancers utilisant des radiations pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier, la radiothérapie a pour but de détruire toutes les cellules tumorales tout en épargnant les tissus sains périphériques.
Grâce à l'apparition des hautes énergies, les cancers dits autrefois incurables sont aujourd'hui bien guéris.
A cet effet, le radiothérapeute possède toute une gamme d'énergies pour traiter toutes les tumeurs de la tête au pied qu'elles soient superficielles, moyennement superficielles ou profondes.
Les appareils utilisés pour le traitement sont les télécobalts, de plus en plus remplacés par les accélérateurs linéaires de particules qui sont plus performants, plus écologiques mais plus chers.
Les progrès de l'imagerie et de la simulation, dans la dosimétrie et l'informatique, dans la pluridisciplinarité et la recherche, dans les protocoles et standards de traitements sont le garant d'une qualité dans les indications et le contrôle des traitements de radiothérapie.
Aujourd'hui, la radiothérapie moderne ne se conçoit qu'en trois dimensions sur un mode conformationnel adapté à chaque malade.
Ce nouveau concept de radiothérapie anatomique sur des coupes de scanner ou d'IRM couplé à des programmes informatiques toujours plus performants permet d'optimiser l'efficacité des traitements et de minimiser les séquelles.
Ces progrès technologiques se conçoivent aujourd'hui selon une chaîne d'imagerie de balistique et de contrôle d'imagerie sur les appareils de radiothérapie.
Aussi, la radiothérapie du XXIème siècle sera une discipline ouverte et décloisonnée, pluridisciplinaire, permettant ainsi un dialogue permanent avec tous les cancérologues.
La radiothérapie est le plus souvent prescrite en association avec la chirurgie et/ou la chimiothérapie, voire demain les thérapies géniques.
Elle peut être faite en ambulatoire, c'est-à-dire sans hospitalisation car les séances sont de courte durée, de 5 à 7 semaines à raison de 5 séances par semaine.
Le malade est traité allongé comme pour une radio. La séance est indolore.